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VII-La cordelière de la reine mère

Charles était entré riant et railleur chez lui ; mais après une conversation de dix minutes avec sa mère, on eût dit que celle-ci lui avait cédé sa pâleur et sa colère, tandis qu’elle avait repris la joyeuse humeur de son fils.
– M. de La Mole, disait Charles, M. de La Mole ! … il faut appeler Henri et le duc d’Alençon. Henri, parce que ce jeune homme était huguenot ; le duc d’Alençon, parce qu’il est à son service.
– Appelez-les si vous voulez, mon fils, vous ne saurez rien. Henri et François, j’en ai peur, son plus liés ensemble que ne pourrait le faire croire l’apparence. Les interroger, c’est leur donner des soupçons : mieux vaudrait, je crois, l’épreuve lente et sûre de quelques jours. Si vous laissez respirer les coupables, mon fils, si vous laissez croire qu’ils ont échappé à votre vigilance, enhardis, triomphants, ils vont vous fournir une occasion meilleure de sévir ; alors nous saurons tout.
Charles se promenait indécis, rongeant sa colère, comme un cheval qui ronge son frein, et comprimant de sa main crispée son cœur mordu par le soupçon.
– Non, non, dit-il enfin, je n’attendrai pas. Vous ne savez pas ce que c’est que d’attendre, escorté comme je le suis de fantômes. D’ailleurs tous les jours ces muguets deviennent plus insolents : cette nuit même deux damoiseaux n’ont-ils pas osé nous tenir tête et se rebeller contre nous ?… Si M. de La Mole est innocent, c’est bien ; mais je ne suis pas fâché de savoir où était M. de La Mole cette nuit, tandis qu’on battait mes gardes au Louvre et qu’on me battait, moi, rue Cloche-Percée. Qu’on m’aille donc chercher le duc d’Alençon, puis Henri ; je veux les interroger séparément. Quant à vous, vous pouvez rester, ma mère.
Catherine s’assit. Pour un esprit ferme comme le sien, tout incident pouvait, courbé par sa main puissante, la conduire à son but, bien qu’il parût s’en écarter. De tout choc jaillit un bruit ou une étincelle. Le bruit guide, l’étincelle éclaire.
Le duc d’Alençon entra : sa conversation avec Henri l’avait préparé à l’entrevue, il était donc assez calme.
Ses réponses furent des plus précises. Prévenu par sa mère de demeurer chez lui, il ignorait complètement les événements de la nuit. Seulement comme son appartement se trouvait donner sur le même corridor que celui du roi de Navarre, il avait d’abord cru entendre un bruit comme celui d’une porte qu’on enfonce, puis des imprécations, puis des coups de feu. Alors seulement il s’était hasardé à entrebâiller sa porte, et avait vu fuir un homme en manteau rouge.
Charles et sa mère échangèrent un regard.
– En manteau rouge ? dit le roi.
– En manteau rouge, reprit d’Alençon.
– Et ce manteau rouge ne vous a donné soupçon sur personne ? D’Alençon rappela toute sa force pour mentir le plus naturellement possible.
– Au premier aspect, dit-il, je dois avouer à Votre Majesté que j’avais cru reconnaître le manteau incarnat d’un de mes gentilshommes.
– Et comment nommez-vous ce gentilhomme ?
– M. de La Mole.
– Pourquoi M. de La Mole n’était-il pas près de vous comme son devoir l’exigeait ?
– Je lui avais donné congé, dit le duc.
– C’est bien ; allez, dit Charles.
Le duc d’Alençon s’avança vers la porte qui lui avait donné passage pour entrer.
– Non point par celle-là, dit Charles ; par celle-ci. Et il lui indiqua celle qui donnait chez sa nourrice. Charles ne voulait pas que François et Henri se rencontrassent. Il ignorait qu’ils se fussent vus un instant, que cet instant eût suffi pour que les deux beaux-frères convinssent de leurs faits… Derrière d’Alençon, et sur un signe de Charles, Henri entra à son tour. Henri n’attendit pas que Charles l’interrogeât.
– Sire, dit-il. Votre Majesté a bien fait de m’envoyer chercher, car j’allais descendre pour lui demander justice. Charles fronça le sourcil.
– Oui, justice, dit Henri. Je commence par remercier Votre Majesté de ce qu’elle m’a pris hier au soir avec elle ; car en me prenant avec elle, je sais maintenant qu’elle m’a sauvé la vie ; mais qu’avais-je fait pour qu’on tentât sur moi un assassinat ?
– Ce n’était point un assassinat, dit vivement Catherine, c’était une arrestation.
– Eh bien, soit, dit Henri. Quel crime avais-je commis pour être arrêté ? Si je suis coupable, je le suis autant ce matin qu’hier soir. Dites-moi mon crime, Sire.
Charles regarda sa mère assez embarrassé de la réponse qu’il avait à faire.
– Mon fils, dit Catherine, vous recevez des gens suspects.
– Bien, dit Henri ; et ces gens suspects me compromettent, n’est-ce pas, madame ?
– Oui, Henri.
– Nommez-les-moi, nommez-les-moi ! Quels sont-ils ? Confrontez-moi avec eux !
– En effet, dit Charles, Henriot a le droit de demander une explication.
– Et je la demande ! reprit Henri, qui, sentant la supériorité de sa position, en voulait tirer parti ; je la demande à mon frère Charles, à ma bonne mère Catherine. Depuis mon mariage avec Marguerite, ne me suis-je pas conduit en bon époux ? qu’on le demande à Marguerite ; en bon catholique ? qu’on le demande à mon confesseur ; en bon parent ? qu’on le demande à tous ceux qui assistaient à la chasse d’hier. – Oui, c’est vrai, Henriot, dit le roi ; mais, que veux-tu ? on prétend que tu conspires.
– Contre qui ?
– Contre moi.
– Sire, si j’eusse conspiré contre vous, je n’avais qu’à laisser faire les événements, quand votre cheval ayant la cuisse cassée ne pouvait se relever, quand le sanglier furieux revenait sur Votre Majesté.
– Eh ! mort-diable ! ma mère, savez-vous qu’il a raison !
– Mais enfin qui était chez vous cette nuit ?
– Madame, dit Henri, dans un temps où si peu osent répondre d’eux-mêmes, je ne répondrai jamais des autres. J’ai quitté mon appartement à sept heures du soir ; à dix heures mon frère Charles m’a emmené avec lui ; je suis resté avec lui pendant toute la nuit. Je ne pouvais pas à la fois être avec Sa Majesté et savoir ce qui se passait chez moi.
– Mais, dit Catherine, il n’en est pas moins vrai qu’un homme à vous a tué deux gardes de Sa Majesté et blessé M. de Maurevel.
– Un homme à moi ? dit Henri. Quel était cet homme, madame ? nommez le…
– Tout le monde accuse M. de La Mole.
– M. de La Mole n’est point à moi, madame ; M. de La Mole est à M. d’Alençon, à qui il a été recommandé par votre fille. – Mais enfin, dit Charles, est-ce M. de La Mole qui était chez toi, Henriot ?
– Comment voulez-vous que je sache cela, Sire ? Je ne dis pas oui, je ne dis pas non… M. de La Mole est un fort gentil serviteur, tout dévoué à la reine de Navarre, et qui m’apporte souvent des messages, soit de Marguerite à qui il est reconnaissant de l’avoir recommandé à M. le duc d’Alençon, soit de M. le duc lui-même. Je ne puis pas dire que ce ne soit pas M. de La Mole.
– C’était lui, dit Catherine ; on a reconnu son manteau rouge.
– M. de La Mole a donc un manteau rouge ?
– Oui.
– Et l’homme qui a si bien arrangé mes deux gardes et M. de Maurevel…
– Avait un manteau rouge ? demanda Henri.
– Justement, dit Charles.
– Je n’ai rien à dire, reprit le Béarnais. Mais il me semble, en ce cas, qu’au lieu de me faire venir, moi, qui n’étais point chez moi, c’était M. de La Mole, qui y était, dites-vous, qu’il fallait interroger. Seulement, dit Henri, je dois faire observer une chose à Votre Majesté.
– Laquelle ?
– Si c’était moi qui, voyant un ordre signé de mon roi, me fusse défendu au lieu d’obéir à cet ordre, je serais coupable et mériterais toutes sortes de châtiments ; mais ce n’est point moi, c’est un inconnu que cet ordre ne concernait en rien : on a voulu l’arrêter injustement, il s’est défendu, trop bien défendu même, mais il était dans son droit.
– Cependant… murmura Catherine.
– Madame, dit Henri, l’ordre portait-il de m’arrêter ?
– Oui, dit Catherine, et c’est Sa Majesté elle-même qui l’avait signé.
– Mais portait-il en outre d’arrêter, si l’on ne me trouvait pas, celui que l’on trouverait à ma place ?
– Non, dit Catherine.
– Eh bien, reprit Henri, à moins qu’on ne prouve que je conspire et que l’homme qui était dans ma chambre conspire avec moi, cet homme est innocent.
Puis, se retournant vers Charles IX :
– Sire, continua Henri, je ne quitte pas le Louvre. Je suis même prêt à me rendre, sur un simple mot de Votre Majesté, dans telle prison d’État qu’il lui plaira de m’indiquer. Mais en attendant la preuve du contraire, j’ai le droit de me dire et je me dirai le très fidèle serviteur, sujet et frère de Votre Majesté.
Et avec une dignité qu’on ne lui avait point vue encore, Henri salua Charles et se retira.
– Bravo, Henriot ! dit Charles quand le roi de Navarre fut sorti.
– Bravo ! parce qu’il nous a battus ? dit Catherine.
– Et pourquoi n’applaudirais-je pas ? Quand nous faisons des armes ensemble et qu’il me touche, est-ce que je ne dis pas bravo aussi ? Ma mère, vous avez tort de mépriser ce garçon-là comme vous le faites.
– Mon fils, dit Catherine en serrant la main de Charles IX, je ne le méprise pas, je le crains.
– Eh bien, vous avez tort, ma mère. Henriot est mon ami, et, comme il l’a dit, s’il eût conspiré contre moi, il n’eût eu qu’à laisser faire le sanglier.
– Oui, dit Catherine, pour que M. le duc d’Anjou, son ennemi personnel, fût le roi de France ?
– Ma mère, n’importe le motif pour lequel Henriot m’a sauvé la vie ; mais il y a un fait, c’est qu’il me l’a sauvée, et, mort de tous les diables ! je ne veux pas qu’on lui fasse de la peine. Quant à M. de La Mole, eh bien, je vais m’entendre avec mon frère d’Alençon, auquel il appartient.
C’était un congé que Charles IX donnait à sa mère. Elle se retira en essayant d’imprimer une certaine fixité à ses soupçons errants.
M. de La Mole, par son peu d’importance, ne répondait pas à ses besoins.
En rentrant dans sa chambre, à son tour Catherine trouva Marguerite qui l’attendait.
– Ah ! ah ! dit-elle, c’est vous, ma fille ; je vous ai envoyé chercher hier soir.
– Je le sais, madame ; mais j’étais sortie.
– Et ce matin ?
– Ce matin, madame, je viens vous trouver pour dire à Votre Majesté qu’elle va commettre une grande injustice.
– Laquelle ?
– Vous allez faire arrêter M. le comte de la Mole.
– Vous vous trompez, ma fille, je ne fais arrêter personne, c’est le roi qui fait arrêter, et non pas moi.
– Ne jouons pas sur les mots, madame, quand les circonstances sont graves. On va arrêter M. de La Mole, n’est-ce pas ?
– C’est probable.
– Comme accusé de s’être trouvé cette nuit dans la chambre du roi de Navarre et d’avoir tué deux gardes et blessé M. de Maurevel ?
– C’est en effet le crime qu’on lui impute.
– On le lui impute à tort, madame, dit Marguerite ; M. de La Mole n’est pas coupable.
– M. de La Mole n’est pas coupable ! dit Catherine en faisant un soubresaut de joie et en devinant qu’il allait jaillir quelque lueur de ce que Marguerite venait lui dire.
– Non, reprit Marguerite, il n’est pas coupable, il ne peut pas l’être, car il n’était pas chez le roi.
– Et où était-il ?
– Chez moi, madame.
– Chez vous !
– Oui, chez moi. Catherine devait un regard foudroyant à cet aveu d’une fille de France, mais elle se contenta de croiser ses mains sur sa ceinture.
– Et… dit-elle après un moment de silence, si l’on arrête M. de La Mole et qu’on l’interroge…
– Il dira où il était et avec qui il était, ma mère, répondit Marguerite, quoiqu’elle fût sûre du contraire.
– Puisqu’il en est ainsi, vous avez raison, ma fille, il ne faut pas qu’on arrête M. de La Mole.
Marguerite frissonna : il lui sembla qu’il y avait dans la manière dont sa mère prononçait ces paroles un sens mystérieux et terrible : mais elle n’avait rien à dire, car ce qu’elle venait demander lui était accordé.
– Mais alors, dit Catherine, si ce n’était point M. de La Mole qui était chez le roi, c’était un autre ? Marguerite se tut.
– Cet autre, le connaissez-vous, ma fille ? dit Catherine.
– Non, ma mère, dit Marguerite d’une voix mal assurée.
– Voyons, ne soyez pas confiante à moitié.
– Je vous répète, madame, que je ne le connais pas, répondit une seconde fois Marguerite en pâlissant malgré elle.
– Bien, bien, dit Catherine d’un air indifférent, on s’informera. Allez, ma fille : tranquillisez-vous, votre mère veille sur votre honneur.
Marguerite sourit.
– Ah ! murmura Catherine, on se ligue ; Henri et Marguerite s’entendent : pourvu que la femme soit muette, le mari est aveugle. Ah ! vous êtes bien adroits, mes enfants, et vous vous croyez bien forts ; mais votre force est dans votre union, et je vous briserai les uns après les autres. D’ailleurs un jour viendra où Maurevel pourra parler ou écrire, prononcer un nom ou former six lettres, et ce jour-là on saura tout…
– Oui, mais d’ici à ce jour-là le coupable sera en sûreté. Ce qu’il y a de mieux, c’est de les désunir tout de suite.
Et en vertu de ce raisonnement, Catherine reprit le chemin des appartements de son fils, qu’elle trouva en conférence avec d’Alençon.
– Ah ! ah ! dit Charles IX en fronçant le sourcil, c’est vous, ma mère ?
– Pourquoi n’avez-vous pas dit encore ? Le mot était dans votre pensée, Charles.
– Ce qui est dans ma pensée n’appartient qu’à moi, madame, dit le roi de ce ton brutal qu’il prenait quelquefois, même pour parler à Catherine. Que me voulez-vous ? dites vite.
– Eh bien, vous aviez raison, mon fils, dit Catherine à Charles ; et vous, d’Alençon, vous aviez tort.
– En quoi, madame ? demandèrent les deux princes.
– Ce n’est point M. de La Mole qui était chez le roi de Navarre.
– Ah ! ah ! dit François en pâlissant.
– Et qui était-ce donc ? demanda Charles.
– Nous ne le savons pas encore, mais nous le saurons quand Maurevel pourra parler. Ainsi, laissons là cette affaire qui ne peut tarder à s’éclaircir, et revenons à M. de La Mole.
– Eh bien, M. de La Mole, que lui voulez-vous, ma mère, puisqu’il n’était pas chez le roi de Navarre ?
– Non, dit Catherine, il n’était pas chez le roi, mais il était chez… la reine.
– Chez la reine ! dit Charles en partant d’un éclat de rire nerveux.
– Chez la reine ! murmura d’Alençon en devenant pâle comme un cadavre.
– Mais non, mais non, dit Charles, Guise m’a dit avoir rencontré la litière de Marguerite.
– C’est cela, dit Catherine ; elle a une maison en ville.
– Rue Cloche-Percée ! s’écria le roi.
– Oh ! oh ! c’est trop fort, dit d’Alençon en enfonçant ses ongles dans les chairs de sa poitrine. Et me l’avoir recommandé à moi-même ! – Ah ! mais j’y pense ! dit le roi en s’arrêtant tout à coup, c’est lui alors qui s’est défendu cette nuit contre nous et qui m’a jeté une aiguière d’argent sur la tête, le misérable !
– Oh ! oui, répéta François, le misérable !
– Vous avez raison, mes enfants, dit Catherine sans avoir l’air de comprendre le sentiment qui faisait parler chacun de ses deux fils. Vous avez raison, car une seule indiscrétion de ce gentilhomme peut causer un scandale horrible ; perdre une fille de France ! il ne faut qu’un moment d’ivresse pour cela.
– Ou de vanité, dit François.
– Sans doute, sans doute, dit Charles ; mais nous ne pouvons cependant déférer la cause à des juges, à moins que Henriot ne consente à se porter plaignant.
– Mon fils, dit Catherine en posant la main sur l’épaule de Charles et en l’appuyant d’une façon assez significative pour appeler toute l’attention du roi sur ce qu’elle allait proposer, écoutez bien ce que je vous dis : Il y a crime et il peut y avoir scandale. Mais ce n’est pas avec des juges et des bourreaux qu’on punit ces sortes de délits à la majesté royale. Si vous étiez de simples gentilshommes, je n’aurais rien à vous apprendre, car vous êtes braves tous deux ; mais vous êtes princes, vous ne pouvez croiser votre épée contre celle d’un hobereau : avisez à vous venger en princes.
– Mort de tous les diables ! dit Charles, vous avez raison, ma mère, et j’y vais rêver.
– Je vous y aiderai, mon frère, s’écria François.
– Et moi, dit Catherine en détachant la cordelière de soie noire qui faisait trois fois le tour de sa taille, et dont chaque bout, terminé par un gland, retombait jusqu’aux genoux, je me retire, mais je vous laisse ceci pour me représenter.
Et elle jeta la cordelière aux pieds des deux princes.
– Ah ! ah ! dit Charles, je comprends.
– Cette cordelière… fit d’Alençon en la ramassant.
– C’est la punition et le silence, dit Catherine victorieuse ; seulement, ajouta-t-elle, il n’y aurait pas de mal à mettre Henri dans tout cela.
Et elle sortit.
– Pardieu ! dit d’Alençon, rien de plus facile, et quand Henri saura que sa femme le trahit… Ainsi, ajouta-t-il en se tournant vers le roi, vous avez adopté l’avis de notre mère ?
– De point en point, dit Charles, ne se doutant point qu’il enfonçait mille poignards dans le cœur de d’Alençon. Cela contrariera Marguerite, mais cela réjouira Henriot. Puis, appelant un officier de ses gardes, il ordonna que l’on fît descendre Henri ; mais se ravisant :
– Non, non, dit-il, je vais le trouver moi-même. Toi, d’Alençon, préviens d’Anjou et Guise.
Et sortant de son appartement, il prit le petit escalier tournant par lequel on montait au second, et qui aboutissait à la porte de Henri.